Le stress a mauvaise réputation.
Pourtant, le stress n’est pas notre ennemi.
Heureusement que notre organisme sait mobiliser rapidement des ressources lorsqu’une situation l’exige.
Un problème à résoudre.
Un danger.
Une prise de parole.
Une échéance importante.
Nous nous adaptons.
Le problème n’est donc pas d’avoir du stress.
Le problème, c’est parfois de ne plus vraiment en sortir.
Quand le provisoire devient presque permanent
Travail. Enfants. Notifications. Rendez-vous. Imprévus. Charge mentale. Problèmes familiaux. Pression financière. Manque de sommeil.
Aucune de ces choses n’est forcément dramatique prise isolément.
Mais leur accumulation peut finir par peser lourd.
Notre organisme est constamment en train de s’adapter à ce qui nous arrive. Il mobilise des ressources quand nous en avons besoin, puis cherche normalement à retrouver un équilibre lorsque la demande redescend.
C’est ce que la recherche décrit notamment à travers le concept d’allostasie : notre capacité à nous ajuster en permanence aux changements et aux contraintes de notre environnement.
Le problème peut apparaître lorsque les sollicitations s’enchaînent sans véritable temps de récupération. À force, cette adaptation permanente peut devenir coûteuse pour l’organisme. Les chercheurs parlent alors de charge allostatique pour désigner cette accumulation de contraintes physiologiques liées au stress répété ou prolongé.
Autrement dit : ce n’est pas le stress ponctuel qui pose forcément problème. C’est parfois le fait de ne jamais vraiment redescendre.
Et cela ne signifie évidemment pas qu’on peut se diagnostiquer soi-même une « charge allostatique » ou résumer son état à un taux de cortisol. Le phénomène est bien plus complexe que cela.
À quoi ressemble une personne qui ne décroche plus ?
Pas forcément à quelqu’un qui fait des crises de nerfs.
Parfois, c’est même tout l’inverse.
C’est la personne qui gère.
Toujours.
Elle prévoit.
Elle anticipe.
Elle trouve des solutions.
Elle tient.
Jusqu’au jour où elle se demande pourquoi elle est devenue :
plus irritable ;
plus sensible ;
moins patiente ;
fatiguée dès le matin ;
incapable de vraiment se reposer ;
ou mentalement encore au travail alors qu’elle est dans son canapé.
Stress et sommeil peuvent notamment s’entretenir mutuellement. Les perturbations du sommeil sont associées à une charge allostatique plus élevée, même si les liens sont complexes et ne permettent pas de conclure à une causalité simple.
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Se reposer n’est pas toujours la même chose que récupérer
C’est probablement l’une des choses les plus frustrantes.
On peut passer deux heures sur le canapé… tout en continuant à :
ruminer ;
prévoir demain ;
culpabiliser de ne rien faire ;
regarder son téléphone ;
penser aux tâches restantes.
Le corps est arrêté.
Pas forcément l’activité mentale.
Et c’est pour cela que « repose-toi » peut être un conseil parfaitement juste… mais parfois insuffisant.
Quand consulter ?
Si votre stress devient durable, envahissant, s’accompagne d’une détresse importante, d’anxiété, de troubles du sommeil persistants, d’une fatigue inhabituelle ou d’un retentissement marqué sur votre quotidien, il est important d’en parler à un professionnel de santé.
Une difficulté psychologique mérite autant d’attention qu’une difficulté physique.
Où la kinésiologie peut-elle trouver sa place ?
La kinésiologie ne traite pas un trouble anxieux, une dépression ou un burn-out.
Dans mon cadre de pratique, je l’utilise comme approche complémentaire autour du stress et des réactions émotionnelles qui lui sont associées.
L’intérêt est notamment de ne pas rester uniquement dans :
« Je sais que je dois lâcher prise. »
Parce que savoir n’empêche pas toujours notre corps de réagir.
C’est justement cette articulation entre le ressenti corporel, le stress et les émotions que je trouve passionnante.
Retrouver de l’espace avant d’attendre l’effondrement
On n’a pas besoin d’attendre d’être au bout du rouleau pour s’occuper de son stress.
Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas uniquement intervenir lorsqu’une pathologie apparaît.
C’est aussi parfois constater simplement que là, je tiens. Mais je sens que ça me coûte beaucoup trop cher.
Et décider de s’écouter avant que le corps ne soit obligé de parler plus fort.
FAQ – Stress, anxiété et angoisse
Quelle différence entre le stress et l’anxiété ?
Le stress est généralement associé à une situation identifiable. L’anxiété peut persister en dehors d’un danger immédiat et se manifester principalement par l’anticipation de situations négatives.
Une crise d’angoisse est-elle dangereuse ?
Une attaque de panique peut être très impressionnante et provoquer des symptômes physiques intenses. Comme certains de ces symptômes peuvent aussi avoir une autre origine médicale, une évaluation professionnelle est importante, particulièrement lors d’un premier épisode ou en cas de doute.
Peut-on savoir que sa peur est irrationnelle et quand même être anxieux ?
Oui. Comprendre intellectuellement qu’une situation est sans danger ne suffit pas toujours à arrêter les réactions émotionnelles et corporelles associées à l’anxiété.
Quand l’anxiété devient-elle problématique ?
Lorsqu’elle devient durable, envahissante, entraîne des évitements ou perturbe significativement le sommeil, le travail, les relations ou la vie quotidienne, il est important de demander l’avis d’un professionnel de santé.
La kinésiologie peut-elle remplacer une psychothérapie pour l’anxiété ?
Non. Un trouble anxieux relève d’une prise en charge adaptée. La kinésiologie peut éventuellement être utilisée en complément pour accompagner le stress et le vécu émotionnel.
Elodie
Kinésiologue à Corbeil-Essonnes (91)
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