Quand on dort mal, tout paraît plus compliqué.
La remarque qui aurait glissé nous agace.
La tâche simple nous paraît énorme.
On réfléchit moins vite.
On a moins de patience.
Ce n’est pas simplement une impression.
Le sommeil participe à la récupération physique, aux apprentissages, à la concentration, à la mémoire et à la régulation des émotions. Les pouvoirs publics français le considèrent désormais explicitement comme un déterminant essentiel de santé physique et mentale.
Le piège : stress et sommeil peuvent se nourrir mutuellement
On est stressé.
Donc on dort moins bien.
Puis on est épuisé.
Donc on tolère moins bien les difficultés.
Donc on stresse davantage.
Et ainsi de suite.
Les troubles anxieux peuvent eux-mêmes s’accompagner d’insomnie et de fatigue.
« Pourtant, je passe huit heures au lit »
Le temps passé dans le lit ne raconte pas toute l’histoire.
Réveils fréquents.
Endormissement difficile.
Sommeil interrompu par un enfant.
Apnée du sommeil.
Horaires irréguliers.
Chaleur.
La qualité compte autant que la quantité.
Et non, dormir n’est pas une perte de temps
Nous avons longtemps traité le sommeil comme la variable d’ajustement de nos vies.
On finit le travail.
Puis le rangement.
Puis Netflix.
Puis les messages.
Et on prend les heures restantes pour dormir.
Le problème est que le manque de sommeil finit par se payer ailleurs : vigilance, humeur, concentration, fatigue et santé générale.
Quand faut-il en parler à un médecin ?
Une insomnie persistante, une somnolence importante, des ronflements associés à des pauses respiratoires, des réveils inhabituels ou une fatigue durable méritent une évaluation médicale.
La kinésiologie n’a pas vocation à diagnostiquer ni à traiter un trouble du sommeil.
En revanche, lorsque le stress ou certaines tensions émotionnelles participent aux difficultés d’endormissement ou à l’incapacité à « décrocher », une séance peut être envisagée comme approche complémentaire du mieux-être.
→ A lire aussi : Kinésiologie : à quoi sert-elle et pourquoi se faire accompagner ?
Et parfois, la meilleure routine du soir ne consiste pas à ajouter dix nouvelles choses.
Elle commence simplement par se demander :
« Qu’est-ce qui continue à tourner en moi quand tout devrait s’arrêter ? »
FAQ – Sommeil, stress et fatigue
Pourquoi le stress empêche-t-il parfois de dormir ?
Lorsque l’esprit reste très sollicité, les pensées, les préoccupations et l’anticipation peuvent rendre l’endormissement ou le retour au sommeil plus difficiles.
Peut-on être fatigué même après huit heures de sommeil ?
Oui. La récupération dépend aussi de la qualité du sommeil, de sa continuité et de l’existence éventuelle de troubles du sommeil.
Le manque de sommeil peut-il agir sur les émotions ?
Oui. Un sommeil insuffisant ou perturbé peut notamment affecter l’humeur, la concentration et notre capacité à réguler nos émotions.
Quand consulter pour des problèmes de sommeil ?
Des troubles persistants, une somnolence importante dans la journée, des pauses respiratoires nocturnes ou une fatigue durable doivent faire l’objet d’un avis médical.
La kinésiologie peut-elle améliorer le sommeil ?
Elle ne traite pas un trouble du sommeil. Elle peut néanmoins être envisagée comme accompagnement complémentaire lorsque le stress ou certaines tensions émotionnelles participent aux difficultés à décrocher.
Élodie
Kinésiologue à Corbeil-Essonnes (91)
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